Le camp progressiste affiche une première victoire électorale arrachée grâce à la mobilisation
des associations, des citoyens et des militants CGT. Une première étape a été franchie qui
doit nous permettre de renouer avec le progrès social. Les réponses aux exigences sociales
sont une condition sine qua non pour restaurer la crédibilité de la parole politique faire
reculer les idées d’extrême droite.
Il nous faut maintenant gagner un gouvernement sur les bases du programme du Nouveau Front
Populaire, tout en maintenant la pression pour nos revendications, en particulier pour la psychiatrie
publique.
Sauver la psychiatrie publique qui agonise est une urgence absolue ! Sur tout le territoire, des
patients de tous âges, ayant besoin de soins psychiques ne sont plus soignés, dans l’indifférence
générale.
Il faut un gouvernement qui entendent les professionnels, les patients, leurs familles qui tous
témoignent de la nécessité de cette urgence.
Le temps n’est plus à la tergiversation, mais à mettre rapidement en œuvre des mesures permettant
de répondre à l’ensemble des besoins en soins psychiques de la population, adultes ainsi qu’à ceux
des enfants et des adolescents, à travers un grand service public de psychiatrie.
Pour répondre à cette revendications La CGT appelle solennellement le président de la République
à respecter le résultat des urnes. Il est hors de question de continuer sa politique économique et
sociale violente. Le nouveau gouvernement doit être formé au plus vite, autour du programme du
Nouveau front populaire.
Les premières mesures indispensables pour la psychiatrie publique pour la CGT sont :
3 l’abrogation du décret 2021-1255 du 29 septembre relatif à la réforme du financement des activités
de psychiatrie. Un budget global par établissement, selon la démographie locale de la population,
indépendant des actes et de la file active. Ce financement doit être pérenne, à la hauteur des besoins
réels
Pour sauver la Psychiatrie “Faisons Front Populaire” | NOTE CNP Note
2 | 3 Le recrutement de professionnels, formés et en nombre, pour pouvoir accueillir la souffrance
psychique et soigner chaque patient en fonction de sa psychodynamique
3 La compensation du sous-financement historique de la psychiatrie publique, une remise à niveau à
hauteur de 12% qui doit permettre la réouverture de lits et la création de postes, partout où cela est
nécessaire.
3 L’arrêt de la politique d’appels à projets et de missions qui met en concurrence les établissements
de psychiatrie, qui morcelle et précarise les soins
3 Garantir le maillage du territoire avec :
L’ouverture de lits en fonction des besoins de la population, le développement des structures
ambulatoires pour répondre aux besoins d’accueil de toutes les souffrances psychiques
des plus graves aux plus bénignes.
Des structures d’hospitalisation, à temps partiel ou de consultation accessibles à tous, de
proximité, avec une réponse rapide en terme de temporalité.
3 des formations spécifiques à la psychiatrie pour tous les professionnels de cette spécialité
3 l’interdiction de la possibilité de croisement des fichiers de patients SDRE et ceux des fichiers de
Sûreté de l’Etat
La CNP CGT appelle toutes celles et ceux qui militent pour une psychiatrie humaine
et vivante, à répondre à l’appel de la CGT, de se retrouver le 18 juillet devant les préfectures, ou à
proximité de l’Assemblée, pour l’ouverture de la 17ème législature afin d’exiger, dans le respect des
urnes, la mise en place d’un gouvernement issu du NFP (Nouveau front populaire).
Pour sauver la psychiatrie faisons front populaire
